Systèmes tribaux rigolos.

#PoufGeneration

Kevin a travaillé. Il a bossé. Il a sué. Il a cogité. Il a occis des synapses. Rien que pour vous casser les vôtres.

Kevin s’est socialisé pour vous sortir un petit billet de derrière les fagots. Il est allé au contact d’une population très spécifique : les communautés autologiques, qui ont la particularité d’être des communautés dont l’activité consiste à se définir elles-mêmes.

Voici leurs histoires.

Vazy Lis-ça !

Une communauté particulière constitue un espace autologique lorsque la construction de son identité répond à une logique de caractérisation subjective de ses spécificités internes. Si ça t’emmerde déjà, tu peux sauter les prochaines phrases qui ne veulent rien dire elles non plus. La communauté se définit par rapport à elle-même. Les rapports avec les objets extérieurs sont généralement minimaux.

Pour décrire à grands traits ces espaces d’échanges, il n’y existe aucun sujet d’échange pérenne dépassant l’individualité des participants. C’est-à-dire qu’il existe peu d’échange sur l’actualité, le sport, la politique, la technologie etc.

Les discussions sont centrées sur les produits d’existence des membres de la communauté et les conceptions divergentes de leur préférences identitaires. Les différences, lorsqu’elles se manifestent ou sont exprimées, produisent des frictions entre membres.

L’inexistence d’outils de modération perçus comme légitimes génère des effets pervers. Le fonctionnement de la communauté sans dispositif disciplinaire favorise la constitution d’un système tribal.

Comment caractériser la constitution et le fonctionnement et les effets de ce système dit « tribal »?

Un système tribal

Très succintement, ce système tribal – c’est-à-dire sans organisation légitimement et formellement établie – rassemble l’ensemble des participants de la #communauté. La #communauté est composée de plusieurs collectifs qui cohabitent. Les collectifs peuvent être considérés comme des regroupement d’individus aux relations stabilisées.

Un collectif particulier : le collectif dominant.

Le collectif dominant regroupe les agents les plus influents. Généralement, une figure particulière est à la tête du collectif. Les membres du collectif dominant, adoptent (collectivement) et partagent un système d’imputation de propriétés qui assignent une « valeur » aux individus.

De ce système d’imputation dérive une logique d’interprétation à charge des produits de l’existence des individus qu’ils considèrent comme étrangers à leur communauté. La qualité d' »étranger » est déterminée par le collectif dominant selon la menace perçue qu’un individu exerce sur sa légitimité/autorité. Neutraliser symboliquement les « étrangers » peut constituer un objectif.

Caractéristiques du système d’imputation du collectif dominant

 Le système :

– est communautaire parce un dispositif « de liens faibles » conditionne les relations du collectif. Les informations qui y circulent sont traitées et utilisées de manière à consolider leur assise au sein de la #communauté,

– Interprétatif parce que la constitution des informations repose sur une lecture subjective des faits, et prête arbitrairement des intentions aux individus,

– à charge parce qu’il frappe des personnes ciblées considérées comme des menaces pour leurs intérêts ou comme une entrave à leur personne – ou à une des leurs -.

Autorité et pratiques cheloues

Pour renforcer son autorité, le collectif dominant mobilise un large éventail de moyens disponibles, allant des moyens les plus formels comme l’invocation de la règle universelle de respect dû aux plus âgés, jusqu’aux moyens suscitant controverse telles le recours aux propos infamants, en passant par l’élaboration de connivences discrètes ou l’insinuation perfide.

/ Further research needed, notamment sur le système d’autorité, la nature des liens qui existent entre les membres et la communauté, le mécanisme de rétribution, et les formes de légitimités qui sont accordées.°

Une production sociale de poufs

Question opérationnalisation du truc, Kevin a vécu en direct les 72 épisodes des « L’île des vérités » (NRJ12) avec des #grossespoufs*.

Une situation favorable à l’observation de l’éclosion et du développement des facultés tribales d’une collection de #grossespoufs.

Résultats : constitution de 2 clans de poufs: les péchotables d’un côté, les moches de l’autre. Affrontements inévitables des deux tribus. Bilan : 1228 embrouilles twttr/fb/insta, 7 catfight, 5 blessées légères ; 12 portées disparues ; 19 amitiés éclatées ; 3 bagarres de mecs. Et 4 fous rires.

Et oui… 4 fous rires…de Kevin, qui se sent le devoir de promouvoir la recherche sur la #PoufGeneration. C’est tellement intéressant une pouf.

*#grossespoufs désigne les sujets observés qui ont souhaité la préservation de leur anonymat.

/Pour un fake avec toi, je ferais n’importe quoi… pour un fake / Avec toi !

Verbatim soft :

–  » Non mais t’es trop cheum pouffiasse » –  » Lâche-moi denrée » –  » Oh la bonbonne d’oméga-3, elle peut rentrer dans un bus qu’avant son assemblage » –  » Espèce de meuf #SoftGrunge ! « 

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