Analyse amoureuse

De longues années d’observation, une petite analyse, et voici un florilège des comportements de prétendants amoureux. Etude effectuée sur un échantillon d’une population de genre masculin ayant entre 18 et 30 ans.
Eléments d’information et commentaires pourris par Kevin Cloquard*

Cas de la bête n°1 – la plus banale, parce que le mec est con sans être  C.O.N
« Les simples plaisirs que la vie me tend je les cueilles simplement. C’est ma devise personnelle depuis tout petit. C’est ma tendre grand-mère qui m’a tout appris.
Horace n’avait pas tort. Ulysse non plus : les grands espaces, les horizons lointains, les nouvelles cultures, aller, partir, une envie, une folie, un coup de tête, rencontrer, m’enrichir des richesses des autres et de leurs expériences : c’est la vie que je mène, aussi simplement.
J’ai des opinions et j’en suis fier, mais je suis tolérant et j’attends la même chose de toi.
Fêtard quand il le faut, on ne s’ennuie jamais avec moi, on dit que je ne me déplace jamais sans mon humour. Il m’est très collant. Dans le cadre de la relation il faut laisser faire les choses, le feeling, l’attraction entre deux personnes ne s’explique pas et je n’ai pas de préférences. L’attraction se vit, elle se sent, elle se ressent, elle se partage, ce sentiment je veux le connaître, il donne des ailes. Envolons-nous»

Commentaire  du Cloquard : Mon pauvre enfant, t’es un déraciné. Remets de l’ordre dans ta tête, tu verras un jour tu comprendras un truc.

Cas de la bête n°2 – la plus courageuse, parce que le mec en veut toujours.
« J’veux une meuf soft parce que STOP Ras-le-bol! je n’ai plus l’intention de supporter tes crises quand tu te seras rendue compte du néant de ce que tu fais, de ce que tu es ; à courir derrière des mots, à courir après des trucs que seule ton imagination aura rendus réels, à courir derrière tes envies, ton désir de sensualité, ta volupté du cul, autant de d’attitudes qui font souffrir ; et si c’est par erreur que tu t’aventures avec moi, je t’invite diligemment à aller pécho un crapahuteur qui aligne, sans les comprendre, les phonèmes comme l’on composerait les nuages avec une succession de sons dessinés, il te fera rêver autant de temps que la sottise de tes yeux le voudra ; et ÔÔÔ grande chance pour wat, la société en regorge ».

Commentaire du Cloquard : Ok. Relax, les femmes sont kewls, donc rentre chez ta mère baise ton ordi mais laisse les tranquille.

Cas de la bête n°3 – la plus répandue, parce que la scolarisation du mec a fait des ravages
« Kikoo 21 ans assez grand baraque brun intelligent, j’laisse pousser la barbe trop relou sinon et on m’a dit que ça me donnait trop du charme^^. A la rentrée j’ai mon appart. J’aime la musique, la muscu (depuis 3 ans j’en pratique) ma bande de potes pour m’amuser et sortir pour des soirées en délire. En effet avec le cinéma la musique c’est ma passion, je joue de la guitare et du piano c’est sympa l’été sur la plage. Je suis attentionné délicat mature et pas prise de tête. Si t’es intéressée pour un CDI et blonde et cool bah répond 😉 »

Commentaire du Cloquard : Ok. Toi, t’es mon frère Jason. Jason Cloquard. Un protéinomane qui n’arrive pas à lire son prénom.

Cas de la bête n°4 – la plus efficace, parce que le mec est vide
«  Clqrd, la trentaine bien posée, pro-actif mais simple, positif, sportif, fêtard, dynamique, self-confident, diplômé en finance j’ai fondé il y a 2 ans ma boîte dans le conseil. Ca tourne bien, mais pour que ma vie soit parfaite il te manque toi !
Je recherche d’une femme douce, tendry-chic, épicée et charmante qui me ravira pour une construire une relation sincère dans l’harmonie.
Un brin de folie ? Vite ! Partageons un verre en toute simplicité …
PS : possibilité de PC et SxFrd »

Réponse du Cloquard : Si j’avais été un sans-organes qui cherche une femme-fonctionnelle de 10 ans sa cadette, à savoir le seul profil susceptible d’accepter que son utérus porte un fils, c’est ce que je dirais pour pécho.

Cas de la bête n°5 – la plus creepy, parce que…
« Si j’étais moi, je te dirais que je suis cynique. Mais pas autant que ça : je ne suis pas les autres, je ne suis pas la plupart. 
Indéfinissable mais représentable, évanescente mais pas insignifiante; je forme chacune de tes idées, je suis dans toutes tes pensées. Je frappe tes sens, j’habite tes réminiscences. Je suis tout ce que tu imagines, tout ce que tu veux que je sois. Je suis tout ce que je veux te faire croire…
Je suis une image.
Hey what did you expect ? »

Commentaire du Cloquard : ah, parce que… ça c’est moi.

Un regard C.O.N par Kevin Cloquard – ou par son fake-.

*Toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne peut pas être que fortuite.

Placement de produit du jour : Paul Marius

Paul marius : maroquinier français vintage.

Le printemps arrive avec son lots de bons plans : il y a du neuf qui se prépare chez Paul Marius, maroquinier vintage -accessoirement français- recommandé par la Faculté du Cloquard.

Quoi, Recommandé par le Cloquard ?
Et oui…

Les choses sont parfois simples, claires et nettes. Même pour un critique-à-tout-va comme Kevin.

Depuis une petite année, cette pince* étrenne Le Messager et son verdict est sans appel : c’est le grand amour. Impossible de l’en séparer. Fonctionnel, robuste et trendy.
+1.

Découvrez-les et Likez-les !
Ou l’inverse.

Un bon plan C.O.N par Kevin Cloquard – et pas par son fake -.

* Kevin = pince = légèrement (très légèrement) près de ses sous. Un mec bien quoi.

Cadres de mauvais goût

Vu dans un dictionnaire du mauvais goût :

Catégorie : redonner du sens à la vie
Définition n°1285
« Effet Pâques » : D’un point de vue journalistique : accident de voiture à la sortie d’une boîte de nuit impliquant des jeunes. D’un point de vue socio-dynamique : partager l’éclate entre friends.

Catégorie : redonner du sens à l’éducation politique
Définition n°9986
« Prof’ de gauche » : Baise avec ses élèves à l’instar de son homologue de droite. Mais les note sur un pied d’égalité.

Catégorie : redonner du sens au néant
Définition n°7287
« Femme » :

Catégorie : redonner du sens à la plénitude de l’âge
Définition n°16288
« Vieux » : Electeur non créatif usager des caisses de retraites. Trois catégories principales de vieux se distinguent dans la France de 2019 :
Les vieux dits « du parti gris » : influents et organisés leur implication dans les activités collectives, sociales et politiques est importante.
Les vieux dits « nomado-actifs » : Mobiles, le niveau de leurs rentes n’étant pas suffisant pour maintenir leur niveau de vie, ils associent activités rétribuées avec activités personnelles diverses – sociales, culturelles, bénévoles etc.
La troisième catégorie est appelée catégorie du « RiR » de par l’activité principale de la population qu’elle représente : la Récupération informelle de Résidus ménagers. Cette dernière catégorie représente 77% de l’ensemble de la population des vieux.

Vu dans un manuel pratique de mauvais goût :
Leçon utile n°1 : Faire preuve de détachement moral dans le cadre d’une gestion de relations humaines complexe.

Situation d’action :
« …alors il hurle à en crever, à s’en éclater les viscères, il explose à la face de tous ; et les autres restent las, comme hébétés devant la candeur de ce cri du cœur que leur subtilité ne peut comprendre ; et il court, et il court, et il court toujours plus vite ; il court à ne plus sentir ces jambes qui l’ont portées et qui encore l’emmènent loin de là où il est, jusqu’à ce que la crispation et les halètements l’emportent sur sa rage maintenant dissipée ; et il met la musique à s’en crever les tympans, il s’agite à s’arracher ces membres qui l’ont toujours trahi et qui toujours manqueront de cette aisance que sa volonté désirât qu’ils aient ; puis il se met à écrire pour emprisonner l’instant marquant qui jamais plus ne revêtira la même forme que celle dont il s’est paré, estompé par le temps, lacéré par cette imagination incapable de retranscrire ces sensations que d’autres exaltations, similaires, viendront peut-être compléter… »

C’est à sa femme qu’il écrit, c’est à ses jumelles qu’il pense, c’est pour ses subordonnés qu’il souffre. Mais s’en était trop…
Sa vie ? Une traite aux interminables mensualités et un journal intime tenu depuis l’âge de ses 9 ans.

Applicatif de gestion concret :
« En tant que DRH du groupe je tiens tout d’abord à témoigner au nom de chacun de nous. Cet évènement est une tragédie qui suscite une vive émotion dans l’ensemble de notre organisation. 28 ans, c’est tôt. Trop tôt pour partir.
Nous perdons aujourd’hui un de nos éléments les plus prometteurs. Ses états de services sont formels : mobile, pro-actif, efficace dans son travail, respectueux des normes, consciencieux dans l’accomplissement de ses tâches, il était appelé à prendre des responsabilités encore plus importantes.
Rien ne laissait présager ce drame qui représente pour nous une perte au coût inestimable. Nous exigeons que toute la lumière soit faite sur les circonstances qui ont conduit à ce geste, et que les responsabilités avérées, s’il en est, soient sanctionnées.
Maintenant, en tant qu’homme, en tant que collègue,  je me dois de rester ferme. Je dois poursuivre avec détermination la mission que nous partagions lui et moi. La réorientation de notre groupe est indispensable pour la préservation de nos emplois.
Nous parviendrons à la mener à bien, mais toujours avec le constant soucis du bien-être de nos personnels. Pour sa mémoire. »

Un regard C.O.N, par Kevin Cloquard – ou par son fake -.

Appel à la raison

3 vidéos. 3 chansons. 3 appels à la raison pour oublier.
La première s’adresse à la raison du fêtard. La deuxième s’adresse à son esprit et ce qui lui reste de raison. La troisième s’adresse à Dieu ou la raison tout court.
Et ça marche. On oublie tout.
Sauf quand on est smicard, qu’on a plus trop d’esprit et qu’on aime pas l’electro.

Un regard C.O.N de Kevin Cloquard – ou de son fake-.

Sentiment inhabituel d’arrogance ordinaire

Sa réponse l’avait effrayé. Un irrépressible sentiment de gêne l’envahit. Ce n’était pas le contenu de la réponse, ou le peu qu’il en avait lu, qui à cet instant était effrayant. L’opposition était frontale mais sans trace d’agressivité. Les reproches adressés lui glissaient sur la peau comme la carpe fend l’eau. Non, c’était autre chose. C’était la forme générale qu’avait revêtue la réaction de son interlocuteur qui le mettait fort mal-à-l’aise.

Ce sentiment inhabituel lui semblait contre-nature. Mais pourquoi cette réponse suscitait-elle chez lui un tel sentiment?

Il chercha. Il chercha quoi faire pour que cesse enfin le trouble qui l’agitait. Quelques secondes lui furent nécessaires. Une petite chose se différentiait de l’expression usuelle de l’inimitié à laquelle il était exposé : c’était ici une charge écrite. Si l’inimitié ronge ses contacts quotidiens, jamais il ne l’avait vécue au travers d’un échange écrit.

Ses idées restaient anormalement embrouillées. Il ne savait quoi penser, il ne savait que faire, il ne savait quoi dire. Une question parmi d’autres le taraudait davantage à mesure que le temps s’écoulait : « Comment répondre ? ». Exprimer son sentiment dans le grand jeu de la comédie humaine était une chose à laquelle il était rodé. L’exprimer par écrit en était une autre. La situation était inédite.
Il relu le propos de son rival d’un jour.
Celui-ci était loin d’être éloquent, la critique ne présentait que peu de prise de recul quoique les arguments ne fussent point dénués de justes fondements ; adresse et aisance manquaient, le rythme haché ne permettait pas une lecture reposante. Quelques confusions le heurtèrent sans qu’il ne jugeât utile de les souligner. Tout ceci martyrisait fluidité et cohérence d’ensemble.
Il pensa, cru même que jamais il n’aboutirait à une réponse qui lui plût.

Mais il est parfois des pirouettes dont seul l’esprit de l’homme a le secret, ces pirouettes qui tiennent autant du hasard que de la sagacité personnelle, ces pirouettes qui tirent d’un mauvais sort ; c’était à une de ces pirouettes qu’il liait son sort.

En un éclair, il se rendit compte qu’il avait lu le texte en diagonale. Il n’avait capté que quelques notes de l’ensemble, il ne s’était pas arrêté sur l’agencement des phrases ni n’avait été frappé par l’enchaînement des idées. Il avait saisit ce que lui évoquait la tournure générale de l’ensemble. Il avait lu le texte, il ne l’avait pas dévoré. Rien n’y incitait. Le texte ne l’avait pas absorbé. Il l’avait humé comme on hume un plat avant de l’engloutir, comme si la saveur était l’exacte réplique de l’odeur, comme s’il n’y avait d’autre consistance que celle de l’émanation. L’odeur, il la connaissait. C’était la sienne. La saveur aurait dû lui être familière. Il aurait dû vivre le texte. Mais ce n’était pas le cas. Il venait de saisir.

Rien ne retenait plus cette gêne dans laquelle eût pu germer le doute s’il n’avait réussi à trouver une réponse qui le satisfasse. Tout lui paraissait maintenant clair. Il venait de mettre le doigt sur ce qui l’avait incommodé dès la lecture des premières lignes.

Ce besoin inconscient que l’autre a de calquer, de répliquer, il le vit chaque jour. C’était là encore la même chose. C’était comme si son vis-à-vis, en tentant de le singer avait accepté son empreinte et le considérait comme modèle. C’était comme si ce vis-à-vis acceptait de dissoudre son aptitude à formuler avec finesse son sentiment à lui, sa capacité à exposer clairement ses pensées, à exprimer sa différence. En se privant d’aisance d’expression, l’autre  mutilait son individualité. Mais s’en était-il seulement rendu compte ?

Peu importait : ce n’était pas son problème. Son sentiment inhabituel de gêne venait d’expirer. Son jugement était établi. L’autre était défait, l’arrogant venait de le juger : il l’avait compris. C’était un homme incapable d’imposer son originalité et dont l’existence est enfermée dans une quête de reconnaissance perdue d’avance. Il l’avait estimé comme un de ceux qui cherchent dans les autres des signes pour se rassurer de qui ils sont. Ce n’était qu’un homme ordinaire. Un de ceux qu’il croise chaque jour. Un de ces hommes de qui il se différencie. Un de ces hommes par qui il se distingue.

L’expérience lui avait enseigné que les longs développements marquaient la complaisance au détriment de l’assurance.
Jamais il ne lui répondra.

Un regard C.O.N par Kevin Cloquard – ou par son fake -.

Réécriture instantanée


Au détour d’un article… un homme qui sait de quoi qu’il cause. Instant de réécriture s’impose :

Vincent E., sénateur et président d’un conseil général francilien :
« Le métro automatique est un chantier d’avenir absolument essentiel pour créer des emplois et dynamiser l’attractivité de la métropole francilienne. Face aux enjeux, Jean-Marc Ayrault a fait un choix judicieux : celui de l’efficacité et de la solidarité. Alors que le précédent gouvernement avait délibérément entretenu le mythe d’un réseau de métro qui pourrait être construit très vite, tout en ignorant les exigences financières et techniques d’un tel projet ».

Reprenons. Il ne fallait pas lire ce que ce bon Monsieur a dit, parce que :

  • « Le métro automatique est un chantier d’avenir… » : Le métro automatique est un type de transport urbain dont le fonctionnement est tout ou partie automatique. Ce n’est donc proprement pas un « chantier d’avenir »
  • « …absolument essentiel pour créer des emplois »:  Ce qui est essentiel pour créer des emplois, ce sont des entreprises – qui embauchent -. Le « métro automatique du Grand Paris » est principalement un relais de croissance surtout lorsqu’on a dans l’idée que ce ne soit pas uniquement le chantier en lui-même qui soit vecteur de la création d’emplois…
  • « …et dynamiser l’attractivité » : Dynamiser l’activité, oui… Augmenter l’attractivité, OK. Dynamiser l’attractivité, non.
  • « (dynamiser l’attractivité de) la métropole francilienne. » : Effectivement, Paris est capitale européenne de l’ennui !
  • « Face aux enjeux… » : C’est tout-à-fait exact. Les enjeux sont des menaces. Mais pour les loosers.
  • « …Jean-Marc Ayrault a fait un choix… » : Nous prenons bonne note.
  • « …celui de l’efficacité et de la solidarité. » : Ce qui fait deux !
  • « Alors que le précédent gouvernement avait délibérément entretenu le mythe d’un réseau de métro qui pourrait être construit très vite… » : Un réseau de métro se dessine vite. Très vite même. En revanche, un réseau urbain c’est-à-dire des infrastructures de transport se construisent plus lentement.
  • « tout en ignorant les exigences financières et techniques d’un tel projet ». Oui. Ils avaient juste oublié qu’il fallait payer. Coup classique.

Il fallait bien évidemment lire ce que bon Monsieur voulait dire : « La réalisation du « métro automatique », chantier majeur du projet « Grand Paris », constitue une formidable opportunité de création d’un relais de croissance, facteur à terme de dynamisme pour la métropole Parisienne. Jean-Marc Ayrault a saisi cette opportunité avec un souci de pragmatisme et de solidarité. Souvenons-nous que la vision du précédent gouvernement était irréaliste tant au niveau technique que financier. »

*Remerciez le regard C.O.N de Kevin Cloquard – ou la mauvaise foi de son fake -.

source : rail ville et transport . com du 2 avril 2013

Encore une astuce pour l’astucieux.


L’appareillage statistique français est une référence en la matière. L’INSEE n’est pas étrangère à ce succès, il y a toujours de bonnes informations à trouver pour qui se donne le temps de chercher.

Une de ses dernières études parue en Mars 2013 « Les entreprises indépendantes d’un groupe : un renouvellement continu et important » renferme des informations intéressantes. Un des résultats de cette étude l’est plus particulièrement. Il lie durée de vie d’une entreprise indépendante et sa productivité comparée à celle des entreprises de son secteur.
En synthèse une entreprise indépendante n’est -statistiquement- pas pérenne si sa productivité dans les trois années qui suivent celle de sa création est inférieure à grosso modo 70% de la productivité médiane des entreprises de son secteur. Pour être précis, 68% après deux 2 années d’activité est le seuil en dessous duquel une entreprise a de grandes chances de cesser toute activité durant sa troisième année d’existence.

Evolution de la productivité des entreprises indépendantes et de leur durée de vie (période 1995-2009). Insee Mars 2013

Le résultat est remarquable pour l’astucieux paresseux qui souhaite calibrer sa petite affaire. Rêvons un peu. Imaginons une forme que puissent prendre certaines pratiques. Imaginons que cet astucieux connaisse le seuil médian de productivité du secteur dans lequel il compterait créer son entreprise. La donnée n’est pas hors d’atteinte. Imaginons qu’il connaisse le potentiel de son activité sur 1 voire 2 années. Imaginons encore que cette réalisation ne lui demande que 2 ou 3 mois de travail temps plein /an, réseau(x) aidant. Imaginons toujours que, comme souvent les astucieux, il connaisse toutes les choses des avantages fiscaux et manie avec dextérité rouages de l’administration. Comme il sait calculer et que le calcul est vite fait : l’intérêt est là. Tout bénéfs : pas d’impôts, pas de patron, du travail pas trop relou, toujours dans les clous, et surtout – c’est là toute l’intérêt de cette information – une condition structurelle de cessation d’activité, rien de mieux pour arguer la bonne foi en toute transparence. Pourquoi n’envisagerait-il pas de créer sa petite boutique dimensionnée pour claquer dans les 2 ans ni vu ni connu? Qui a posé comme immuable le principe du business pérenne ?
Deux interprétations possibles à ce résultat :

  • Cet astucieux a raison. Ce qui manque ce n’est pas du travail, ce n’est pas l’emploi des autres, de la formation aux métiers, des aides à n’en plus que faire… C’est du culot, du réseau et un chouïa de cet ingrédient si indispensable pour que Wall-Street tienne : la confiance.
  • Les opportunistes sont de la vermine. Sincérité maquillée, nouvelle forme de dumping fiscal : il faut matraquer fiscalement Camarade !

Rangez-vous d’un côté ou de l’autre. Vous êtes libres.

* Un regard C.O.N par Kevin Cloquard – ou par son fake -.

source :
http://www.insee.fr/fr/ffc/ipweb/ip1438/ip1438.pdf